- prosternement
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prosternement [ prɔstɛrnəmɑ̃ ] n. m.• 1580; de prosterner1 ♦ Attitude d'une personne qui est prosternée; action de se prosterner. ⇒ prosternation. « Un prosternement complet à deux genoux, la tête à toucher terre » (Loti).2 ♦ Fig. et littér. Abaissement, humiliation.prosternementn. m. Posture de celui qui est prosterné; fait de se prosterner.⇒PROSTERNEMENT, subst. masc.A.— Action de se prosterner; gestes de celui qui se prosterne. Synon. plus usuel prosternation. Xémandre étant venu s'informer de sa santé avec génuflexions et prosternements, il le releva d'une paire de soufflets sonores (L. DAUDET, Sylla, 1922, p. 118).B.— Au fig., rare. Attitude servile, abaissement. Il n'y aura plus de maîtres (...). Plus de prosternement, plus de bassesse, plus d'ignorance, plus d'hommes bêtes de somme, plus de courtisans (...), la lumière! (HUGO, Homme qui rit, t. 3, 1869, p. 160).Prononc. et Orth. :[
]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1. 1580 « état de celui qui est prosterné » (BÈZE, Histoire ecclésiastique, I, 644 ds GDF. Compl.); 2. 1869 fig. (HUGO, loc. cit.). Dér. de prosterner; suff. -ment1.prosternement [pʀɔstɛʀnəmɑ̃] n. m.ÉTYM. 1580; de prosterner.❖1 Attitude de celui qui est prosterné. Action de se prosterner. ⇒ Prosternation.0 Les trois grands saluts, de même que pour les Majestés occidentales; mais le troisième, un prosternement complet à deux genoux, la tête à toucher terre, comme pour baiser le bas de la robe de la Dame (…)Loti, les Désenchantées, III, X.
Encyclopédie Universelle. 2012.